Le mouvement en faveur de l’investissement durable a pris un élan considérable ces dernières années. Avant même que la pandémie mette davantage en relief la nécessité de nous préparer aux changements climatiques mondiaux, des institutions avaient commencé à évaluer plus en détail leur impact environnemental et celui des sociétés dans lesquelles elles investissent. Gestion SLC était du nombre et a été signataire des Principes pour l’investissement responsable (PRI) en 2014¹.

L’accélération de cette évolution est apparue clairement lorsque la Business Roundtable a mis à jour sa déclaration d’intention d’une société en août 2019. Près de 200 dirigeants de certaines des plus grandes entreprises du monde ont convenu que les sociétés devaient traiter leurs clients, employés et fournisseurs avec équité et éthique tout en procurant une valeur à long terme à leurs actionnaires. En plus de baliser la responsabilité sociale des entreprises par des paramètres clairs, cet engagement affirmait que les sociétés ne devaient pas faire courir des risques aux populations et à la planète dans le seul but de maximiser la valeur pour les actionnaires. C’est ainsi que l’analyse des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) est devenue un enjeu pour les gestionnaires d’actifs.

Puis, la crise provoquée par la COVID-19 en 2020 a changé le monde à tout jamais. Des pratiques de travail équitables aux soins de santé en passant par les inégalités, la pandémie a réaffirmé la nécessité pour les investisseurs de tenir compte des facteurs ESG dans l’évaluation des sociétés. Cependant, au milieu des innombrables manchettes sur la façon dont la pandémie va remodeler le mode de fonctionnement des entreprises, comment les investisseurs peuvent-ils réévaluer leurs portefeuilles?