Du bureau de…

Portrait du marché par nos équipes de placement

Semaine du 22 juin 2026

Dec Mullarkey

Directeur général, stratégie de placement et répartition de l’actif

Il y a dix ans cette semaine, le Royaume-Uni a voté pour quitter l’Union européenne. Le résultat du Brexit a été un choc. Les sondages ne l’avaient pas prévu, ce qui fait que le camp gagnant était aussi surpris que celui des perdants. Ceux qui ont fait la promotion de la rupture ont promis une économie plus dynamique. Une économie qui, une fois découplée des organismes de réglementation de l’Union européenne, libérerait une innovation à profusion.

Est-ce que cela s’est produit? La réponse économique simple est non.

La croissance du Royaume-Uni a été inférieure à celle de la plupart de ses pairs du G7. Certains des suivis les plus rigoureux indiquent que l’économie du Royaume-Uni est de 6 % à 8 % en deçà de ce qu’elle aurait été si le pays était resté dans l’Union européenne. L’attente était que, libéré des réglementations de l’Union européenne, le Royaume-Uni conclurait des accords commerciaux plus lucratifs partout ailleurs. Cela ne s’est pas produit.

Un principe de l’économie est que les pays ont tendance à commercer principalement avec leurs voisins. L’Union européenne reste cruciale pour le Royaume-Uni en fait d’exportations et d’importations, mais il faut maintenant beaucoup de paperasse des deux parties. Les grandes sociétés peuvent faire face au fardeau. Mais les petites et moyennes entreprises ne le peuvent pas, au point où un nombre important d’entre elles ont réduit leurs activités avec l’Union européenne ou les ont complètement abandonnées. Le secteur manufacturier a perdu du terrain tandis que celui des services en a gagné. Cependant, cette croissance est attribuable à des industries qui comportent moins de barrières commerciales.

Dans un revirement de situation étrange, le Royaume-Uni n’a pas révisé en interne certaines réglementations de l’Union européenne. Par exemple, celles qui dictent et limitent les heures de travail au Royaume-Uni demeurent en place. Bien que les politiciens les aient ridiculisées lors du vote sur le Brexit, ils les ont laissées inchangées, ce qui suggère qu’elles sont plus populaires que prévu.

La grande leçon : les économistes traditionnels avaient raison. Ils ont averti que de poser des barrières au commerce et à la concurrence entraverait la croissance. C’est ce qui s’est produit, et l’investissement a diminué et a fait baisser la productivité et les salaires réels. Sur le plan politique, 57 % des Britanniques disent aux sondeurs de YouGov que le Brexit était une erreur.

La bonne nouvelle est que la relation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne s’améliore. Et d’autres pays au sein de l’Union européenne, qui auraient pu envisager une rupture, ne le font plus après avoir vu le bilan du Brexit. C’est une étude moderne qui montre que les politiciens et les électeurs peuvent éviter certains accidents en accordant plus d’attention à l’analyse économique conventionnelle.

Sources : Bloomberg, YouGov, The Financial Times, 2026.

Steve Guignard

Directeur général, solutions pour les Clients

Comme Randall Malcolm l’a noté dans le bulletin De notre bureau de la semaine dernière, l’indice des obligations universelles FTSE Canada est presque méconnaissable par rapport à l’indice de 2020. Il affiche une augmentation importante de la répartition des obligations fédérales au détriment des positions en titres provinciaux et de société.

Cette évolution est importante pour les régimes de retraite et les assureurs qui utilisent des stratégies indicielles pour couvrir les passifs. Pour les mandats de base ou de base plus gérés activement, les gestionnaires conservent généralement la flexibilité de surpondérer le crédit, ce qui signifie que les changements d’indice de référence ne se traduisent pas automatiquement par une exposition réduite aux écarts ou une couverture plus faible des passifs sensibles au crédit.

Cependant, les implications sont plus prononcées pour les stratégies passives. De par leur nature, ces portefeuilles suivent de près l’indice de référence et héritent donc de son changement structurel, vers les titres fédéraux et loin du crédit. Cela peut créer un écart croissant pour les investisseurs dont les passifs intègrent un risque d’écart de crédit.

Dans ce contexte, les investisseurs conscients des passifs devraient réévaluer si les stratégies indicielles et passives continuent de répondre à leurs objectifs de couverture initiaux.

Source : Bloomberg, 2026.

Voici le lien pour accéder au bulletin De notre bureau de la semaine dernière.

L’information peut présenter des énoncés qui tiennent compte d’attentes ou de prévisions liées à des événements futurs. Les énoncés prospectifs sont de nature spéculative et peuvent faire l’objet de risques, d’incertitudes et d’hypothèses qui pourraient différer de façon importante des énoncés. Toutes les opinions et tous les commentaires formulés sont susceptibles de changer sans préavis. Gestion SLC n’a aucun lien avec les tierces parties mentionnées dans l’article et n’en appuie aucune.

Le portrait du marché est fondé sur des opinions d’auteurs individuels et des observations du marché. Les équipes de placement de Gestion SLC peuvent avoir des points de vue différents et/ou prendre des décisions de placement différentes. Il s’agit d’observations qui ne doivent en aucun cas tenir lieu de conseils particuliers d’ordre financier, fiscal, juridique ou comptable ni en matière d’assurance et de placement. Elles ne doivent pas être considérées comme une source d’information à cet égard et ne constituent pas une offre d’achat ou de vente de valeurs mobilières, ni de services d’assurance ou de placement. Les investisseurs devraient obtenir l’avis d’un conseiller professionnel avant de prendre une décision en fonction des renseignements qui figurent dans ce document. 

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