Épisode 43

Entretien avec Eugene Lundrigan au sujet du programme « Relations progressistes avec les Autochtones »

Eugene Lundrigan, président de Gestion SLC au Canada, parle de l’engagement ferme de la société à promouvoir le programme de certification Relations progressistes avec les Autochtones (RPA), et de ce que cela signifie pour lui, tant sur le plan professionnel que personnel.

Steve Peacher : Bonjour chères auditrices et chers auditeurs. Ici Steve Peacher. Merci d’écouter cet épisode de Trois en cinq. Aujourd’hui, je suis en compagnie du président de Gestion SLC Canada, Eugene Lundrigan. Merci, Eugene, d’avoir accepté de vous entretenir avec moi aujourd’hui.

Eugene Lundrigan : Tout le plaisir est pour moi, Steve.

Steve Peacher : Aujourd’hui, j’aimerais m’entretenir avec vous au sujet d’une initiative qui est très importante au Canada, et à laquelle nous prenons part. De plus en plus de grandes sociétés dans le monde s’engagent dans diverses initiatives sociales, que ce soit pour promouvoir la justice sociale, ou d’autres causes. Au Canada, l’une des plus importantes initiatives touche les populations autochtones et nos relations avec elles. Un programme a été mis sur pied, et c’est ce dont nous allons parler aujourd’hui, puisque vous y êtes impliqué, en tant que représentant de la Sun Life et de Gestion SLC. Donc, Eugene, pouvez-vous expliquer à nos auditeurs et auditrices en quoi consiste le programme de certification « Relations progressistes avec les Autochtones », ou certification RPA?

Eugene Lundrigan : La certification RPA a pour but, essentiellement, de cristalliser notre engagement à conclure des partenariats avec les communautés autochtones. Ce programme, qui a été mis sur pied par le Conseil canadien pour l’entreprise autochtone, est centré principalement sur quatre facteurs clés de performance : leadership, marché de l’emploi, développement des affaires et communauté. Nous faisons la promotion de ce programme en sensibilisant nos employés à la culture et à l’histoire autochtones, notamment durant la colonisation. Mais, le programme va bien au-delà de la culture et de l’histoire autochtones. Il promeut aussi l’engagement envers les communautés autochtones, le développement des talents en leur sein et l’embauche de leurs membres. La certification complète nécessite jusqu’à sept années d’engagement. Nous participons à ce programme depuis 2021, et nous sommes déterminés à obtenir la certification.

Steve Peacher : Permettez-moi de vous poser une question qui peut paraître provocante : Pourquoi ce programme est-il important pour Gestion SLC, une société de gestion d’actifs qui opère sur les marchés financiers et les marchés privés, et aussi pour d’autres firmes comme la nôtre?

Eugene Lundrigan : Nous avons beaucoup parlé de notre intention de promouvoir la diversité, l’équité et l’inclusion dans notre milieu de travail. Nous croyons que non seulement notre société en tire profit, mais aussi nos employés et les communautés où nous sommes présents. Entre autres initiatives autour des thèmes de la diversité, de l’équité et de l’inclusion, nous avons choisi de nous concentrer sur la réconciliation avec les communautés autochtones. Cette initiative comporte deux volets : apprendre au sujet de notre histoire commune et faciliter la coopération entre les peuples autochtones et non autochtones pour bâtir des communautés plus prospères. Mais, le moment décisif dans l’évolution des relations avec les Autochtones a été la publication, en 2015, de 94 appels à l’action par une commission de la vérité et de la réconciliation. Dans le cadre de notre processus de certification RPA, nous nous concentrons sur l’appel à l’action numéro 92, qui consiste à nous assurer que nous fournissons des conseils, et établissons des relations respectueuses avec les peuples autochtones avant de mettre en œuvre des projets de développement économique. En outre, nous donnons l’accès à des emplois et à de la formation au sein de grandes sociétés, et nous aidons les communautés autochtones à bénéficier d’avantages à long terme, grâce à divers projets de développement économique, et à l’éducation et la formation de nos employés, notamment en histoire et culture autochtones.

Steve Peacher : Vous avez mentionné que pour être complètement certifié, cela peut nécessiter jusqu’à sept années de travail intense. De toute évidence, vous avez été très impliqué dans cette initiative, en tant que président de Gestion SLC, mais aussi à titre personnel. Or, quelle est votre motivation?

Eugene Lundrigan : Au cours de ma vie, j’ai pris connaissance de plusieurs rapports faisant état des défis auxquels sont confrontées les communautés autochtones, que ce soit l’accès à l’eau potable, aux soins de santé et à l’éducation, ou le taux de suicide élevé. Je crois que la pandémie n’a fait qu’aggraver tous ces problèmes, ainsi que d’autres problèmes qui affectent l’ensemble de la population canadienne. Par exemple, nous avons tous eu vent des événements tragiques survenus dans les pensionnats. À la lumière de toutes ces informations, j’ai senti le besoin d’agir, et je me suis mis à la recherche d’un organisme par l’intermédiaire duquel je peux agir de manière concrète. Je me suis particulièrement intéressé à l’éducation. Je me suis informé au sujet des communautés autochtones, me plongeant dans des livres sur l’histoire des pensionnats. J’ai étudié la Loi sur les Indiens et les injustices qu’elle a engendrées. Mais, j’ai encore beaucoup à apprendre, et j’encourage les auditeurs et auditrices à prendre le temps de découvrir eux aussi l’histoire des Autochtones et de la colonisation du Canada. Puis, je me suis informé au sujet du programme RPA, pour le compte de Gestion SLC et de la Sun Life dans lequel j’ai décidé de m’investir. L’un des aspects de cette initiative pour lequel je nourris une passion particulière est la jeunesse à laquelle nous offrons des services de mentorat. L’une de mes ambitions est d’avoir l’occasion de travailler directement avec certaines communautés autochtones par l’intermédiaire du programme RPA.

Steve Peacher : C’est excellent, Eugene. Maintenant, si vous le permettez, j’aimerais vous poser une question personnelle. En fait, ma question est liée à ce dont nous venons de parler, ainsi qu’au groupe de musique The Tragically Hip. Le chanteur principal, Gord Downie est reconnu pour avoir été à l'avant-garde de la réconciliation avec les communautés autochtones. Je ne connais pas l’histoire, mais je crois que vous avez une anecdote à raconter au sujet des premiers jours de l’existence du groupe. Pouvez-vous la raconter à nos auditeurs et auditrices?

Eugene Lundrigan : Certainement, Steve. J’étais dans ma troisième année d’université, ce qui remonte à loin. Je faisais partie du comité social et, à l’époque, on était à la recherche d’un groupe de musique pour mettre de l’ambiance lors d’une collecte de fonds dans la résidence où je logeais. L’un des autres résidents était originaire de Kingston en Ontario, la ville où le groupe The Tragically Hip a été créé. Donc, ce résident m’avait informé que certains de ces amis venaient tout juste de créer un groupe de musique qu’ils ont appelé The Tragically Hip. Il m’avait dit qu’ils étaient prêts à donner un concert à l’occasion de notre collecte de fonds, et qu’en échange, nous devions payer la location de l’équipement et un prix modique. Mais, j’ai manqué de jugement à l’époque, et j’ai refusé leur offre, croyant que ce n’était pas juste pour eux d’être si peu payés. Avec du recul, je crois que cela fut la pire décision de ma vie. Heureusement pour eux, ils se sont bien remis de ce…

Steve Peacher : Rejet à leurs débuts?

Eugene Lundrigan : Oui, rejet à leurs débuts. Selon Wikipedia, ils ont vendu 6 millions d’albums seulement au Canada, ont remporté 14 prix Juno et ils figurent sur un timbre commémoratif. Ils se sont effectivement bien remis de ce premier rejet! Bien que je ne sois pas fier de cette décision à l’époque, j’espère que je pourrai me racheter un jour et organiser un concert en l’honneur de Gord Downie. J’espère vraiment aider à la réconciliation avec les Autochtones au Canada.

Steve Peacher : Au moins, vous avez une très bonne anecdote à raconter à ce sujet! Cela aurait été une bien meilleure anecdote si vous aviez accepté qu’ils donnent un concert à votre événement à l’époque, c’est néanmoins une bonne anecdote. Enfin, je vous remercie, Eugene, pour cette anecdote, mais aussi pour nous avoir parlé du programme Relations progressistes avec les Autochtones, qui est vraiment une importante initiative, et le demeurera pendant encore quelques années, jusqu’à ce que nous obtenions la certification. Merci encore, Eugene, d’avoir répondu à mes questions aujourd’hui. Je remercie également nos auditeurs et auditrices, en espérant qu’ils et elles ont aimé découvrir ce que nous faisons pour aider les collectivités dans lesquelles nous sommes présents. À très bientôt.

Eugene Lundrigan : Merci, Steve.

 

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