Épisode 82

FEBRUARY 22, 2023

Ben Greene parle d’éducation, d’alliance inclusive et d’expérience transgenre

Ben Greene, conférencier international et consultant en inclusion LGBTQ, parle de son travail d’activiste trans, d’éducateur et de ressource pour diverses organisations qui s’efforcent de développer l’acceptation et des alliances inclusives au sein de leurs communautés. Pour plus d’informations, visitez le site https://www.bgtranstalks.com/.

Steve Peacher : Bonjour tout le monde. Ici Steve Peacher, président de Gestion SLC. L’émission d’aujourd’hui est très intéressante. Je suis en compagnie de Ben Greene, conférencier international et consultant en inclusion LGBTQ. Ben, merci d’avoir accepté mon invitation.

Ben Greene : Enchanté, oui, je suis Ben Greene. J’emploie les pronoms masculins. Tout le plaisir est pour moi.

Steve Peacher : Vous vous êtes impliqué dans les activités d’inclusion de Gestion SLC, notamment par l’intermédiaire de notre comité Alliés pour le changement. Nous en parlions juste avant de commencer cet enregistrement. Vous aviez tout d’abord pris contact avec Crescent Capital, dans laquelle Gestion SLC a investi, et ensuite pris contact avec Alliés pour le changement. J’ai reçu d’excellents commentaires. Donc, aujourd’hui, nous aborderons les thèmes que vous abordez dans vos conférences, notamment les personnes transgenres, leur situation en milieu de travail, en dehors du travail, etc. J’ose espérer que ce sera une émission très intéressante pour nos auditeurs. Ben, vous militez pour la cause des personnes transgenres et déployez tous les efforts pour sensibiliser le public. J’aimerais, dans un premier temps, que vous nous expliquiez ce que cela signifie pour vous. Mais aussi, peut-être, avant cela, j’aimerais que vous nous parliez un peu de vous. Comment êtes-vous devenu un militant? Nous aborderons ensuite les sujets dont nous voulions parler aujourd’hui.

Ben Greene : Je travaille comme activiste transgenre. Je suis un homme transgenre. Je suis sorti du placard à l’âge de 15 ans, alors que je vivais dans l’ouest du Connecticut, et personne autour de moi n’avait jamais vraiment entendu parler de cela auparavant. Si je fais ce travail, c’est parce que, lorsque je suis sorti du placard, les gens autour de moi me soutenaient et étaient gentils, mais ils ne savaient pas vraiment quoi faire. J’ai eu l’impression d’avoir sauté d’un avion avec une bâche et un kit de couture. Aujourd’hui, en tant qu’adulte transgenre, je fabrique des parachutes, c’est-à-dire que je me consacre à la construction de structures et de systèmes de soutien pour que les personnes transgenres se sentent soutenues et acceptées comme qu’elles sont, et qu’elles n’aient pas à se battre pour cela. Elles peuvent simplement vivre heureuses. Je travaille donc beaucoup avec des entreprises, des hôpitaux, des écoles, des organisations, bref, avec tous ceux qui veulent créer un environnement plus inclusif. Je suis formateur, militant et personne-ressource. J’interviens de différentes manières auprès de divers groupes. J’ai vraiment de la chance de pouvoir faire le travail que je fais, c’est vraiment satisfaisant.

Steve Peacher : Dans votre biographie, vous parlez de l’époque où vous viviez à Weston, au Connecticut. Vous étiez l’une des deux personnes transgenres dans votre ville.

Ben Greene : Oui, effectivement.

Steve Peacher : Étiez-vous la seule personne, à l’époque où vous aviez 15 ans, à sortir du placard à votre école?

Ben Greene : Oui.

Steve Peacher : J’aimerais, si vous le permettez, que vous nous parliez un peu plus de cette époque. Je repense à mes années de lycée, il y a bien longtemps, et je peux imaginer à quel point cela aurait semblé étrange aux jeunes de mon époque, et comment ils auraient réagi. Pourriez-vous nous parler de la réaction de votre entourage? Vous avez mentionné que vous avez eu beaucoup de soutien, mais que c’était néanmoins très difficile. Pouvez-vous nous donner quelques exemples?

Ben Greene : De nombreuses personnes souhaitaient apporter leur soutien, mais n’avaient aucune idée de ce que cela signifiait. Au début, il y avait beaucoup de questions. On me demandait : « Qu’est-ce que ça veut dire transgenre? » Pour ceux qui ne connaissent pas ce mot, je le décomposais pour en expliquer le sens : « trans » signifie simplement « à travers » ou « différent ». Donc, de mon point de vue, cela signifie que mon sexe, déterminé à la naissance en fonction de mes organes génitaux, c’est-à-dire le sexe féminin, n’est pas celui auquel je m’identifie. Je m’identifie comme un homme. Une personne qui n’est pas transgenre est « cisgenre », « cis » signifie la même chose. Cette personne s’identifie donc au sexe déterminé à sa naissance. C’est ainsi que nous avons commencé à nous poser de nombreuses questions sur les différentes identités. Quel est le véritable vécu des personnes transgenres, qui doivent répondre à beaucoup de questions indiscrètes sur les parties de leur corps et leur sexualité, et d’autres questions que l’on ne poserait normalement pas à une personne que l’on ne connaît pas très bien. Pour ma part, fait intéressant, j’ai vécu deux expériences de sortie du placard totalement différentes dans mon école. Mon expérience auprès des filles a été différente de celle auprès des garçons. Les filles avaient beaucoup de questions, mais elles étaient très gentilles. Elles pensaient que c’était cool et intéressant, et elles étaient en général assez gentilles. J’ai fait mon annonce environ un an et demi avant ma graduation, et un élève de sexe masculin a probablement utilisé le nom et les pronoms auxquels je m’identifie dix fois au total au cours de cette période. Les garçons ne voulaient rien avoir à faire avec moi. Ils étaient objectivement peu aimables ou me faisaient savoir que je n’étais pas le bienvenu au sein de leurs groupes. J’ai donc vécu deux expériences différentes avec les filles et les garçons.

Steve Peacher : Avez-vous une idée des raisons pour lesquelles vous pensez que les réactions de ces deux groupes ont été si différentes?

Ben Greene : Je pense qu’en partie, cela a beaucoup à voir avec la manière dont les garçons et les filles socialisent, un fait important pour comprendre leurs réactions. J’abordais donc la question en parlant de mon ressenti : « Je m’identifie en tant qu’homme. Voilà ce que je vis. C’est un véritable défi. » Les filles réagissaient positivement, car elles ont l’habitude d’exprimer leurs sentiments et en parler. Tandis que les garçons ne parlent pas de leurs sentiments. Ils jugent les choses selon leur logique et leur raison. Sans fondement scientifique – et pourtant, la question transgenre a été étudiée de manière scientifique – sans faits concrets, les garçons ne sont pas intéressés. Nous ne passons pas beaucoup de temps à enseigner aux jeunes garçons l’empathie, et comment aborder des sujets plus délicats sur le plan émotionnel. Pour ces raisons, les garçons ont eu beaucoup plus de mal à s’adapter et à comprendre. Je pense que les garçons du secondaire ont tendance à être un peu plus méchants que les filles du même âge. La réaction des garçons était plus offensante. Certes, les filles du secondaire peuvent être méchantes envers les personnes qui ne cadrent pas aux stéréotypes. Mais, à mon avis, les garçons ne voulaient tout simplement pas parler de leurs sentiments. Du moins, c’est ce que j’avais conclu à l’époque.

Steve Peacher : Une dernière question sur ce sujet, celle-ci au sujet de votre situation actuelle. Aujourd’hui vous êtes surtout entouré d’adultes, et non d’élèves du secondaire. Est-ce que vous trouvez que les réactions des hommes et des femmes sont différentes? Ou est-ce que cette différence a disparu, étant donné qu’il s’agit d’adultes, et non de jeunes personnes?

Ben Greene : Pour être honnête, je remarque encore plus cette différence. Je travaille beaucoup avec des groupes de parents, et dans presque tous les groupes de parents auxquels je participe, ce sont surtout les mères qui me confient que leur enfant est sorti du placard et qu’elles veulent le soutenir, mais le père n’offre pas son soutien. Elles me demandent des conseils sur ce qu’elles doivent faire. Autre exemple, lorsque je fais une présentation en entreprise, ce sont généralement les femmes qui montrent de l’intérêt, qui allument leur caméra, qui posent de très bonnes questions. Je suis toujours un peu nerveux au sujet de la réaction des hommes. Très peu d’hommes, comme vous, se montrent très intéressés, curieux et ouverts. Ce n’est pas quelque chose que je vois souvent, malheureusement, compte tenu de l’éducation des garçons, qui ont appris à ne pas parler de certaines choses, à ne pas exprimer leurs sentiments, et à raisonner uniquement avec la tête, et non le cœur. Et, plus ils avancent en âge, moins ils peuvent changer ces acquis. Il est donc logique que les hommes aient encore plus de mal à changer à 40 ans qu’à 16 ans.

Steve Peacher : C’est intéressant. J’espère que les choses sont en train de changer. Je pense à mes enfants, j’en ai trois. Ils sont tous dans la vingtaine. L’un d’entre eux a maintenant 30 ans. Je dois dire qu’ils ont su s’adapter, et je ne pense pas que cela ait quelque chose à voir avec moi, mais ils montrent beaucoup d’empathie envers les personnes transgenres. Il y a une personne transgenre qui fréquentait leur école secondaire, et ils l’ont d’emblée accueillie. Je pense donc qu’ils sont plus sensibilisés à la question du genre. En fait, leur génération montre une plus grande acceptation, pas complètement, mais certainement beaucoup plus grande que les gens de ma génération, qui ont fréquenté l’école secondaire à la fin des années 1970 ou au début des années 1980. Intéressant.

Ben Greene : Selon les statistiques publiées l’été dernier, une personne de la génération Z sur six s’identifie ouvertement comme LGBTQ. Et si plusieurs personnes dans votre entourage s’identifient comme personnes transgenres, cela vous semble normal. La question du genre n’est plus taboue. Il est donc logique que les jeunes d’aujourd’hui soient en général beaucoup plus tolérants. Personne n’a eu plus de facilité à accepter ma situation que ma cousine de 4 ans, qui m’a dit : « Oui, d’accord, bien sûr, peu importe. Tu veux venir jouer avec moi? », comme si ce n’était pas un problème pour elle.

Steve Peacher : Permettez-moi de changer de sujet. Au début de cette émission, vous avez précisé les pronoms que vous vouliez qu’on utilise à votre égard. J’ai quelques questions à ce sujet. Pourquoi sentez-vous le besoin de préciser comment l’on doit s’adresser à vous, et vous attendez-vous à ce que tout le monde le fasse? J’aimerais connaître votre point de vue à ce sujet. Et, quelle est la réaction des gens, lorsque vous apportez une telle précision? Je suis certain que vous le faites souvent. Quelle est la réaction des gens?

Ben Greene : Il s’agit d’un sujet brûlant depuis quelques années. Parfois, des gens me disent : « Si vous voulez préciser comment on s’adresse à vous, c’est très bien, mais ce n’est pas pour moi. » Et je réponds : « Très bien, mais si vous sentez le besoin de préciser comment je dois m’adresser à vous – elle, il ou iel, n’hésitez pas. » Les pronoms servent à nous distinguer les uns des autres, en plus de nos prénoms, et il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous devrions préciser à notre entourage comment nous voulons être interpellés. La première est que je ne peux pas supposer du genre auquel vous vous identifiez, n’est-ce pas? Je pourrais vous regarder et vous juger selon la manière dont vous vous habillez. Vous portez un veston, une chemise et vous avez la tête d’un Paul. Or, ce serait socialement très mal vu aujourd’hui de deviner votre genre et votre prénom selon votre apparence. C’est la même chose pour la manière dont on doit s’adresser à vous. Je pourrais faire une supposition, et j’aurais peut-être raison, mais si je me trompe, c’est un peu inconfortable pour nous deux, alors je préfère demander et avoir raison dès la première fois. Et je pense qu’au début, lorsque j’ai commencé à préciser comment je veux être interpellé, notamment par le pronom « il », surtout lorsque les réunions virtuelles sur Zoom ont pris de l’essor et qu’on devait indiquer notre nom et que je précisais que je veux qu’on s’adresse à moi au masculin, beaucoup de gens m’ont envoyé des messages en privé pour me demander pourquoi j’apportais ces précisions. Pourquoi ce pronom? Puis, de plus en plus de gens ont apporté ces précisions en ce qui a trait à leur identité, et cela est devenu banal. Je suis aujourd’hui beaucoup plus à l’aise, car je ne suis plus considéré comme un phénomène. Et puis, lorsque l’on précise notre genre et comment nous voulons être interpellés, les gens se sentent à l’aise de faire de même avec nous. Je vis à St. Louis, dans le Missouri. Je fais toujours un tour d’horizon afin de déterminer qui, à l’endroit où je me trouve, est empathique et ouvert. Les gens savent-ils que je suis trans? Me rejetteront-ils? Il y a eu une très forte montée de la transphobie, de l’homophobie et des crimes de haine. Je dois donc être très vigilant, comme beaucoup d’autres personnes LGBTQ. C’est pourquoi lorsqu’une personne précise son genre et comment l’on doit s’adresser à elle, je me détends. Je sais que cette personne fait un choix conscient de faire une petite chose qui fait toute la différence pour une personne transgenre. Comme mes enfants me l’ont expliqué, l’on doit s’assurer de mettre les gens à l’aise et de sentir l’énergie qu’ils dégagent.

Steve Peacher : J’ai bien remarqué que la plupart des gens aujourd’hui précisent, dans leur signature, comment on doit s’adresser à eux dans les courriels. On le voit tout le temps. Ce que je remarque moins, c’est que les gens les mentionnent lorsqu’ils se présentent. Je pense que c’est beaucoup moins courant. Mais je dirais qu’au cours des cinq dernières années, il y a eu une augmentation spectaculaire du nombre de personnes qui précisent comment l’on doit s’adresser à eux, notamment sous leur signature dans les courriels.

Ben Greene : Oui, en effet.

Steve Peacher : Donc, résumons nos propos. Vous êtes très ouvert au sujet de votre identité. J’ai regardé votre présentation Ted Talk, enregistrée en 2019, au sujet de l’importance d’affirmer son identité et de ce que cela signifie pour vous, et de l’importance de sensibiliser les gens à ce sujet. Pourquoi était-ce si important pour vous de faire une telle présentation devant un public? Vous n’étiez pas obligé de faire face au public, n’est-ce pas? Vous auriez pu continuer votre vie, être qui vous êtes, sans devoir dévoiler votre identité de transgenre au grand public. Pourquoi avez-vous choisi de vous exprimer en public?

Ben Greene : Lorsque je suis sorti du placard, cela a donné le courage à d’autres d’en faire de même. En effet, nombreuses sont les personnes qui ont rêvé de le faire, et grâce à moi, elles savent que c’est possible. Beaucoup d’adultes transgenres souffrent en silence. Ainsi, jusqu’à ce que je sorte du placard à 15 ans, il m’était vraiment difficile d’imaginer que je pourrais un jour être heureux ou réussir, ou tout simplement vivre, parce que je n’avais jamais vu de personne transgenre et épanouie, surtout pas d’homme transgenre. Et puis, j’ai rencontré cet acteur transgenre, qui a fait un spectacle sensationnel dans lequel il a connu une fin heureuse, et c’était tellement cool, et j’étais tellement excité de lui parler après le spectacle, et il m’a dit qu’il avait eu une expérience similaire 20 ans plus tôt. La première fois qu’il a vu une personne transgenre sur scène, cela a changé sa vie complètement. Il était heureux que ma rencontre avec lui me fasse le même effet. C’était un moment vraiment magique pour lui. J’ai donc voulu inspirer à mon tour une autre personne, et qu’elle se dise : « Je peux être transgenre et connaître le succès, l’amour et la joie, et il n’y a pas de mal à être transgenre. » Je ne pense pas qu’il y ait de mal à cela pour les personnes qui se contentent de vivre comme elles sont. Je veux construire un monde où tout le monde peut le faire, et en m’affichant publiquement, je fais savoir aux autres qu’il est possible d’être qui ils sont, et de s’épanouir en tant que personnes transgenres. C’est le message que je veux transmettre aux personnes transgenres qui rêvent de sortir du placard.

Steve Peacher : Ma prochaine question est au sujet des conseils que vous pouvez donner aux autres. Au cours de notre entretien, on a parlé des gens qui se font des alliés de l’inclusion, et lors de votre présentation Ted Talk, vous avez donné des conseils sur ce que les gens peuvent faire pour soutenir les personnes transgenres. Pourriez-vous expliquer à nos auditeurs la meilleure façon d’être des alliés de l’inclusion, de soutenir les personnes transgenres au travail, dans la société, dans leur entourage? Que conseillez-vous?

Ben Greene : L’alliance inclusive se divise en trois catégories : l’information, le langage et l’action. En ce qui a trait au langage, nous en avons déjà parlé, il est important de préciser le genre auquel on s’identifie, notamment en précisant les pronoms que les gens doivent utiliser en s’adressant à nous. C’est une petite chose qui fait une grande différence pour beaucoup de gens autour de vous. En ce qui a trait à l’information, je conseille aux auditeurs de s’informer au sujet de la communauté transgenre, notamment sur la situation des personnes transgenres dans leur région. Par exemple, aux États-Unis, l’attitude envers les personnes transgenres varie d’un État à l’autre. Je conseille aussi de lire ou de regarder des témoignages de personnes transgenres. Des tas de livres, d’émissions de télévision et de films parlent des personnes transgenres. Les médias sont d’excellents outils pour gagner l’empathie et l’acceptation du grand public. Si vous voulez en savoir plus sur le vocabulaire général, la conférence TEDx à laquelle Steve et moi avons fait référence au cours de notre entretien s’intitule « Where are you sitting ». C’est une excellente référence si vous voulez en apprendre plus sur les personnes transgenres. Ensuite, ce qui a trait à la catégorie Action, la chose la plus importante, selon moi, c’est d’intervenir si vous entendez quelque chose, et je sais que ce n’est pas une chose facile à faire. Si quelqu’un dit quelque chose de très homophobe ou de très transphobe, vous pourriez intervenir et dire quelque chose. Les plaisanteries que les gens font, souvent dans les vestiaires ou derrière les portes, même en privé, ne devraient pas être tolérées. Les remarques désobligeantes, même en blague, sur la manière dont quelqu’un veut qu’on s’adresse à lui, ou sur la façon dont Caitlin Jenner s’habille, ne devraient pas être tolérées. Ce sont des points de vue. Le fait de souligner le caractère inapproprié de ces remarques ou de ces blagues permet aux gens d’être conscients de l’impact de celles-ci sur leur entourage, et du risque qu’ils soient jugés homophobes ou transphobes. Il faut donc intervenir, par exemple, en réagissant comme suit : « Je suis curieux, peux-tu m’expliquer cette blague? Je ne comprends pas. » Ou : « Peux-tu m’expliquer pourquoi vous pensez que c’est drôle? » Ne pas tolérer ce genre les blagues transphobes est une chose qui peut sembler banale, mais qui fait une grande différence, et on ne sait jamais qui peut l’entendre. On ne sait jamais si on fait face à une personne transgenre, n’est-ce pas? Aux États-Unis, seulement 30 % des employés qui sont des personnes LGBTQ sont identifiés comme tels au travail. On ne sait jamais qui a un enfant, un proche ou un membre de sa famille qui est transgenre. Le fait de dire ces choses permet à toutes les personnes qui vous entourent de savoir que : a) les remarques blessantes ne sont pas tolérées et b) vous avez de l’empathie envers les personnes transgenres.

Steve Peacher : C’est vraiment fascinant. Pendant que vous parliez, cinq ou dix autres questions me sont venues à l’esprit, mais c’est tout le temps que nous avons malheureusement. Je vous remercie pour tout le travail que vous accomplissez avec le comité Alliés pour le changement. C’est la raison pour laquelle je vous ai invité aujourd’hui, et j’espère que nos auditeurs ont appris beaucoup de choses aujourd’hui. Je sais que c’est le cas pour moi. Merci, Ben, d’avoir répondu à mes questions.

Ben Greene : Merci de m’avoir invité. Ce fut un grand plaisir de m’entretenir avec vous, Steve.

Steve Peacher : Je remercie également nos auditeurs d’avoir écouté cet épisode de Trois en cinq. À bientôt.

 


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